
Le cheval est un herbivore conçu pour manger peu mais très souvent : à l’état naturel, il passe une grande partie de la journée à brouter. Son estomac est petit et son intestin très long. Une ration bien construite respecte cette physiologie et prévient la plupart des troubles digestifs, à commencer par les coliques et les ulcères.
Le fourrage, base de la ration
Foin, herbe ou enrubanné doivent représenter l’essentiel de ce que mange votre cheval. Comptez en moyenne 1,5 à 2 kg de matière sèche pour 100 kg de poids vif chaque jour, soit environ 7,5 à 10 kg de foin pour un cheval de 500 kg. Idéalement, le fourrage est disponible en continu : de longues périodes à jeun irritent l’estomac.
- Choisissez un foin sec, odorant, sans poussière ni moisissure.
- Placez filets et râteliers assez bas, pour une posture proche du pâturage.
- Un filet à petites mailles ralentit l’ingestion et occupe le cheval au box.
Les concentrés, un complément selon l’effort
Granulés, floconnés ou céréales apportent l’énergie que le fourrage ne fournit pas toujours aux chevaux qui travaillent beaucoup, aux juments suitées ou aux jeunes en croissance. Un cheval de loisir au pré n’en a souvent pas besoin. Lorsqu’ils sont nécessaires, fractionnez-les en plusieurs petits repas, donnés après le fourrage.
L’eau et le sel
Un cheval boit couramment de 25 à 50 litres par jour, davantage par forte chaleur, à l’effort ou en lactation. L’eau doit être propre et accessible en permanence, y compris l’hiver quand les abreuvoirs gèlent. Une pierre à sel à disposition couvre les besoins en sodium, surtout pendant les périodes de transpiration.
Adapter la ration au cheval
- Âge : un cheval âgé à la dentition usée digère mieux des aliments trempés ou un mash qu’un foin très grossier.
- Travail : plus l’effort est intense et long, plus la part d’énergie augmente.
- État corporel : palpez régulièrement les côtes et l’encolure ; un cheval trop gras est aussi à risque qu’un cheval trop maigre.
- Santé : un bilan sanguin aide à repérer une carence avant d’ajouter des compléments, à doser avec votre vétérinaire.
Les erreurs à éviter
- Changer brutalement d’aliment : toute transition se fait progressivement, sur une à deux semaines.
- Donner de l’herbe de tonte, qui fermente très vite.
- Abuser des friandises sucrées, du pain ou des fruits.
- Servir un fourrage ou un ensilage moisi.
Ces conseils sont généraux. Pour un cheval malade, âgé, de sport ou en surpoids, demandez l’avis de votre vétérinaire ou d’un nutritionniste équin.
